đŸŸ Conte & LĂ©gende – “Le chien au jardin du roi” partie 3

Il Ă©tait une fois, dans un royaume prospĂšre, un chien Ă  qui l’on avait offert le plus vaste des jardins.

Les arbres y Ă©taient majestueux, l’herbe douce comme un tapis de velours, et l’horizon semblait ne jamais finir.

Alors les gens du royaume murmuraient :

 👉“Voyez comme il est chanceux
 il a plus d’espace que tous.”

Mais nul ne prĂȘtait attention Ă  ce chien assis, chaque soir, au seuil du grand domaine.

Car derriÚre les grilles dorées, son regard ne suivait ni le vent, ni les feuilles


Il cherchait son humain.

Car le chien n’est point fait pour rĂ©gner seul sur un territoire. Il est nĂ© pour marcher aux cĂŽtĂ©s d’un cƓur.

Et lors de ces marches, il dĂ©couvre le monde par mille senteurs, il lit les histoires laissĂ©es sur le sol, il explore, il comprend, il s’apaise.

Car pour le chien, renifler n’est pas un dĂ©tail


 👉c’est vivre.

Et chaque jour, malgrĂ© l’immensitĂ© qui lui Ă©tait offerte, son monde restait vide


 Car un jardin, aussi grand soit-il, n’est qu’un silence lorsqu’il n’est pas partagĂ©.

Un ancien du royaume disait alors :

  • “On peut donner Ă  un chien mille terres
 mais sans prĂ©sence, il ne possĂšde rien.”

Et c’est ainsi que l’on comprit, bien trop tard, que ce dont le chien avait besoin


Ce n’était point d’espace.

Mais d’un lien
 et de chemins parcourus, nez au vent, aux cĂŽtĂ©s de celui qu’il aime.

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